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PremsaRecull de PremsaL'arme anticrise

L'arme anticrise

En Belgique, le modèle séduit. Plusieurs initiatives ont vu le jour ces derniers mois. 

Mais pour la plupart, leur portée et leur urgence économique sont moindres qu’en Gaume. Le «ropi» à Monss’est inscrit en septembre 2010 dans une initiative académique, même si là aussi, depuis 2011, quelques commerçants s’y sont associés. Le «toreke» à Gand reste localisé dans le quartier populaire de Rabot-Blaisantvest. Le «trudo» de Saint-Trond s’échange dans un écovillage.

Et à Bruxelles, l’«éco-Iris» n’est encore qu’à un stade expérimental dans trois quartiers. Pourtant, la Belgique a samonnaiephare: le «RES». Contrairement à ses cousines, le RES a été créé en 1996. Mais comme elles, il est né dans la douleur. «L’origine du projet, c’est un échec», déclare sereinement son concepteur,Walther Smets, dans sonQGde Louvain. Uneaffaire qui amaltourné, la faillite, et, surtout, le comportement des banquiers. «Ce sont des gangsters! Des gangsters légaux qui vous prennent tout et qui gagnent encore plus quand vous faites faillite.»

Alors Smets n’a plus eu qu’une idée en tête: créer un système qui peut protéger les commerceslocaux, unsystème qui leur permetde faire des affaires à l’abri des banques et de la globalisation. Il fonde une coopérative dans laquelle tous les participants sont actionnaires. Une organisation qui bat sa propre monnaie, liée à parité avec l’euro. 

Et ça marche. 5.000 commerçants, PME, indépendants et professions libérales locales utilisent le RES.Del’autre côtéducomptoir, 100.000 consommateurs. Lemouvementest surtout présent en Flandre quicomptepour 80% de participants. «C’est dommage, explique Smets.Onn’a pas encore trouvé de bons partenaires locaux en Wallonie.» Cela n’empêche pas RES d’enregistrer, en 2011, 35 millions d’euros de transactions pour un montant total de 15 millions d’euros. Cerise sur le gâteau: ce mois-ci, la carte REScommencera à fonctionner sur le réseau Banksys.Unsuccès inespéré: «Même ma femme me prenait pour un fou!» 

Les membres de RES font leurs comptes. «J’ai 5% de chiffre d’affaires en plus», se félicite Marc Mortier, responsable de Quadra Print, une imprimerie digitale à Anderlecht. Pour Christian Delange chez Voyages Del-Tour à Liège, l’écoulement de la monnaie n’est pas un problème: «On réutilise les RES en fournitures de bureau, en achats généraux, ou même en restaurants si on a des clients à la mer.» «Si j’ai 15 télévisions à acheter, explique égalementHerbert Bouvier, tenancier de l’hôtel 4 étoiles «Les TanneursdeNamur»,ça nemedérange pas de faire quelques kilomètres en plus pour les chercher auprès d’un fournisseur RES.» 

Et comme on est entre copains, avec le mêmeidéal,onpeut aussi prêter de l’argent à l’un de ses partenaires. «C’est la communauté des autres commerçants, la coopérative, qui prête de l’argent.Ona des crédits qui dépassent 100.000 RES», explique Walther Smets. Et tout ça, sans intérêt! «L’inflation? Ca negêne personne, continue-t-il. Par principe, le fonctionnement du système RES, c’est justement d’être sans intérêt.» Un nouveau pied de nez aux banques. Walther Smets s’estime comblé: «Quinze ans après la création, nous sommesenfin prêts.» Prêts? Oui, pour l’exportation… 

«Le but, c’est de stopper la récession» C’est lenouveaudéfidel’aventure RES.

Après un succès mitigé dans le nord de la France, le projet fait des émulesenEspagne,aucoeur mêmede la crise.Dequoi tester sa résilience dans la récession, grandeur nature. Lieu de l’action: Gérone, près de Barcelone, l’ancien poumonéconomiquedupays, désormais sa région la plus endettée. 

C’est Josep Lluis de la Rosa, professeur à l’UniversitédeGérone, qui a fait appel àWalther Smets. «J’avais créé une monnaie complémentaire pour une activité de car pooling, nous explique-t-il par téléphone. J’ai rencontré Walther dans une conférence à Lyon sur le sujet. J’ai pensé que son projet serait une bonne idée pour Gérone.»

120commerçantsont accepté de jouer le jeu. «On a déjà comptabilisé 10.000 euros d’achat entre les membres alors que nous n’avons pas encore commencé, continue-t-il. C’est dire s’il y a un besoin!» De la Rosa rappellequel’Espagne connaît aujourd’huiune contraction de 10% de son marché de détail. «Le but, c’est qu’avec RES, nous stoppions cette réduction. Après, on espère inverser les effets de la crise en attirant la demande vers les commerces locaux. Et si ça marche, on appliquera le projet dans toute la Catalogne.» 

Le lancement de l’aventure est imminent. «À partir du 17 octobre, on va distribuer 10.000 cartes pour les particuliers, avec, commecadeau, 25 euros-RES sur chaque carte, explique Walther Smets. On va donc distribuer de l’argent: 250.000 euros. Fin novembre, on va leur envoyer des mailings pour recharger la carte, avec de nouveaux cadeaux à la clé. On attend avec impatience les résultats de cette campagne d’ici la fin de l’année.»

Car Smets voit loin. Pourquoi ne pas conquérir d’autres pays européens, comme la France ou l’Autriche, où RES a déjà des projets. «On ne parle pas de remplacer l’euro, de sauver le monde. Mais ça peut faire la différence  pour le petit commerçant et sa survie.»

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